

De grands sacs noirs en latex, des corps dont les fonctions vitales semblent réduites au minimum, la vie qui explose finalement haute en couleurs et énergies, tels sont les ingrédients qui conduisent François Chaignaud et Cecilia Bengolea à l’alchimie decette nouvelle création.

Un danseur ayant pour seul accoutrement une perruque blonde est abandonné sur scène. Il s’agite, accueille les spectateurs qui s’installent avec des cris enthousiastes et des pitreries.

Oskar Gomez Mata, meneur de la compagnie l’Alakran, crée depuis une quinzaine d’années un théâtre physique et expérimental fidèl à une conception des arts de la scène en tant que laboratoire pour une nouvelle représentation des êtres dans une nouvelle réalité.

Collaborateur des Gens d’Uterpan, performeur et auteur, Thibaud Croisy signe dans le cadre du Festival Artdanhé un précis de géographie mentale autour d’un lieu de vie et tente de rendre manifestes les traces de vie inscrites entres ses murs.

Myriam Gourfink est certainement la chorégraphe à l’actualité la plus foisonnante en ce début de 2012 : trois créations dont un solo et deux pièces de groupe, un ouvrage collectif, Danser sa créature, édité par les Presses du Réel, ainsi qu’un tiré à part de la revue Mouvement la placent sur le devant de la…

La soirée d’ouverture est détonante. Fanny de Chaillé, dont les pièces sont régulièrement chroniquées sur notre site, y présentait sa Gonzo conférence, placée dans la lignée du journaliste et critique rock Lesters Bangs, figure incontournable de la contre-culture américaine.

La cage de la scène s’offre au regard tel le white cube d’une galerie d’art. S’y déploie une installation hautement plastique, et minimaliste en même temps, qui dessine des ombres tranchées sous les feux de quatre panneaux de réflecteurs à la lumière forte et impitoyable.

La chorégraphe d’origine espagnole, établie à Bruxelles, est reconnue pour ses projets de création intimement liés à de longs processus de recherche.

Rouge, comme son nom l’indique, est une pièce coup de poing, qui s’impose de manière directe, avec une certaine brutalité. Cette vague d’énergie pure, qui risque d’obstruer les regards et d’emporter les jugements dans sa déferlante irrésistible, est parcourue par des enjeux souterrains dont il est important de prendre la teneur.

L’Onde de choc, âpre, bouleversante performance, émerge de la collision de trois univers bien particuliers.