

Le Festival d’Automne et notamment le Théâtre de Gennevilliers accueillaient déjà en 2009 une pièce de l’artiste américaine, The Shipment. Young Jean Lee est désormais connue pour sa façon de s’attaquer de manière frontale à des sujets dérangeants, complexes, délicats.

Danseur, chorégraphe, conteur et metteur en scène, Faustin Linyekula traverse aujourd’hui un moment charnière. Sur le plateau du Centre National de la Danse, il procède à une mise à nu en tant qu’artiste. De sa voix posée, il nous livre ses doutes et interrogations – comment laisser un instant de côté les mots pour faire…

Ca quand même, écrite à la première personne, procède d’une mise à nu d’une sincérité sidérante : doutes, craintes, désirs constituent une matière brulante que cette création met en partage. Les questions inhérentes à tout acte créateur sont plus que jamais actuelles.

L’inauguration du nouveau pole de recherche intitulé La Parole de l’Art au Collège des Bernardins est marquée par le lancement d’une programmation — Questions d’artistes — très audacieuse, à l’écoute des formes d’expression de la création contemporaine les plus actuelles, sans pour autant trahir l’esprit de ce lieu parisien chargé d’histoire.

Latifa Laabissi signe une pièce d’une terrible actualité et d’une grande justesse, portée par un humour impitoyable, littéralement combatif, car il faut prendre à bras le corps le racisme ordinaire, débusquer, dans les attitudes et les regards les plus courants, la façon dont il mine et empoisonne le quotidien.

Fidèle à sa démarche d’exploration, de re-visitation de formes mineures de la danse, François Chaignaud s’associe à l’artiste Marie-Caroline Hominal pour relever un défi doublement périlleux.

Lloyd Newson dynamite le tabou du silence bien pensant. Il fait déferler sur le plateau du Théâtre de la Ville un flot de paroles sans répit. De manière pugnace, l’artiste rend incontournable la discussion d’un problème brûlant qui ne concerne pas seulement la société britannique.

Aller voir dehors ce qu’il se passe ! est une injonction que l’on pourrait prendre au pied de la lettre.

Artiste polyvalente nourrie par sa passion pour la littérature, Fanny de Chaillé donne la possibilité à tout inconditionnel de la lecture de voir son rêve récurent et impossible devenir réalité : dialoguer directement, ouvertement, librement avec son livre, lui poser des questions et en avoir des réponses, sonder ses profondeurs et ses non-dits.

Myriam Gourfink déploie sa tessiture chorégraphique au sein de l’œuvre d’Anish Kapoor. Une expérience d’immersion amplifiée de manière vertigineuse.