

Avant de donner son nom au projet éditorial dont cette revue est une déclinaison parmi d’autres, A bras le corps est le titre d’une pièce de danse mythique, un morceau de bravoure, porté par une virtuosité qui rivalise avec les Capricci de Nicollo Paganini, tout en s’en nourrissant.

Fabien Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Filipe Lourenço, Roberto Martinez. Ils mènent la ronde explosive de Christian Rizzo : les gestes sont simples, vont à l’essentiel, l’approche est patiente, inclusive, généreuse, l’énergie qui s’en dégage, énorme !

Plonger, à l’heure tardive, secrète, fuyante, Ad Noctum, dans la musicalité trouble de cette traversée gorgée de rêveries et d’apparitions, à laquelle nous intime Christian Rizzo. Se laisser emporter par cette danse simple, de commencement et de fin du monde, tournoyante, alors que le sol n’a de cesse de se dérober sous ses pas. Des…

Danser portes et fenêtres ouvertes, laisser la lumière du jour percer sur le plateau. L’été, en ce début de soirée, remplit l’espace.

Une atmosphère incongrue s’installe : fragments de phrases, éclats de mémoire collective contenus dans certains syntagmes, fragments d’expérience pour un spectateur qui se voit octroyer la liberté de choisir par lui-même la manière d’occuper l’espace, d’investir ces mots parfois inquiétants, parfois anodins et neutres, de mettre fin à son expérience.

Avec Llamame mariachi, La Ribot approfondit sa réflexion sur le mouvement par le biais de la vidéo. Dans la lignée des Pièces Distinguées, la chorégraphe espagnole provoque les genres et expérimente de nouvelles formes, dans une versatilité intarissable, source renouvelée de création.

Jouer à se perdre dans les jardins du Château de la Ballue, se retrouver dans son délicieux Théâtre de verdure, s’enfoncer dans la forêt, plus loin encore que l’année précédente, tout près d’un étang, à la tombée de la nuit, pour des projections de films rares, se laisser saisir enfin par des propositions performatives fortes…

Un son aigu, à la fois plaintif et mélodieux, déchire la torpeur de l’après-midi d’été. Les gestes se perdent parfois entre le ciel et la terre, dans l’immensité de la prairie de Combourg.

Les multiples résonances d’explorations sensorielles, spatiales et somatiques intimement liées à la création en danse contemporaine, initiées par la chorégraphe Germana Civera au sein de l’atelier Corps en Mouvement et accueillies par le Théâtre La Vignette, à l’invitation de la chercheuse et maitresse de conférence Alix de Morant, ont nourri le désir de la rencontre.

La nécessité de penser et d’investir autrement l’espace public est aujourd’hui brûlante. Nombre d’artistes et de chorégraphes, dont certain.e.s bien établi.e.s et diffusé.e.s de manière conséquente dans le domaine du spectacle vivant, après avoir manifesté un certain intérêt pour les musées et les lieux dédiés à l’art contemporain, s’en emparent.