

Ne rien lâcher, persister à travers les flux, contre les souffles contraires, au risque de disparaître ou de se fondre dans la lutte, et redresser la carte des espoirs.

Jérôme Alexandre et Bernard Marcadé ont initié un échange épistolaire pour dire L’urgence de l’art. Son urgence, c’est-à-dire à la fois sa nécessité et l’immédiateté de son inscription dans le réel.

« Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme. » « Anywhere out of the world », Charles Baudelaire

Holyland Experience emprunte son titre à l’espace dans lequel il a été tourné et qui se trouve à Orlando, sur un vaste site qui abrite une trentaine de parcs d’attractions. « Holyland Experience », qui est l’un de ces parcs, a pour caractéristique singulière de mettre en scène la vie de Jésus.

Je désire y rester encore un moment. Le Palais de Tokyo, avec ses immenses espaces en friche, est soudainement devenu un endroit familier, empreint d’une douceur flottante, un lieu presque chaleureux, agité ça et là par des courants d’énergie.

Première traduction française d’un ouvrage de Noël Caroll, théoricien du cinéma dont la démarche s’inscrit dans la tradition analytique anglo-saxonne, cette Philosophie des films est étonnante a bien des égards.

Chacune des projections d’UFE est un événement en soi qui laisse filtrer dans son cadre de monstration quelque chose du trouble de l’instant, comme si tout était en train de se jouer ici et maintenant, sous les yeux des spectateurs, comme si l’image filmée avouait son impuissance par rapport au vivant, son besoin de se…

Sur des images abstraites, qui semblent arracher le film qui vient à une nuit obscure, un chant s’installe peu à peu. Une sourate récitée en arabe, non traduite, envoie notre attention vers un territoire incertain, un paysage trouble, comme cet aplat indistinct de couleur rouille d’où vont émerger les souvenirs annoncés par le titre.

Les premiers plans du film sont d’emblée livrés sur un mode exploratoire. Une caméra, manifestement embarquée sur une barque, focalise sur les berges de ce qui pourrait être un lac, comme pour dessiner le contour de cette terre que le film a décidé de nous découvrir.

L’atmosphère est intime, propice au partage, dans le studio perché au 6ème étage de la Gaîté Lyrique. Les spectateurs prennent place sur des coussins à même le sol. Pour cette nouvelle séance de Danses augmentées, Mylène Benoit invite Nina Santes. Self Made Man, le titre du solo de la jeune chorégraphe, établit d’entrée de jeu…