

Le film s’ouvre sur des images d’archives, pour la plupart empruntées à un cinéma de genre — péplum et anticipation notamment — mettant en scène, pour notre imaginaire, tant de désastres et de fins du monde possibles. Les murs de l’Acropole ont plusieurs fois tremblé au cinéma, et tout laisse à penser qu’ils pourraient bien…

« Le cinéma, c’est l’art de laisser revenir les fantômes. », formule mystérieuse du philosophe Jacques Derrida que m’a rappelée(Marco), dernier film d’Aminatou Echard.

Création évènement de cette première édition d’Oh ! Festival, Tschägg, signée par Lucie Eidenbenz, Luce Goutelle et Cosima Grand se situe sur les territoires mouvants où la tradition irrigue le monde contemporain. Engouement, peurs intimes et fantasmes collectifs sont orchestrés avec finesse sur le plateau.

Fanny de Chaillé reprend à son compte l’affirmation absurde de Dany Laferrière – Je suis un écrivain japonais (roman publié en 2008 chez Grasset) – et transpose sur scène la foule de questions qu’elle soulève : Je suis un metteur en scène japonais.

Malena Beer / In Between La richesse et la force bouleversante de la proposition performative de Malena Beer se situent effectivement In Between, vaste entrelacs d’une expérience intérieure, sensorielle, intime, d’une expérience esthétique, fruit d’une danse ample et secrète, qui se déploie tout autant dans l’espace environnant que dans l’imaginaire corporel, de l’expérience enfin difficile…

Toute poésie véritable nous met littéralement en présence d’un monde qu’elle formule pour se configurer elle-même. Celle de FJ Ossang a partie liée, nécessairement, avec la question du film et de la musique punk, qui sont autant des formes de son écriture que des mouvements qui la traversent et lui permettent de trouver sa singularité…

Archipels, granites dénudés, film réalisé dans le cadre du Fresnoy, prolonge en les développant des possibilités que Daphné Hérétakis avait déjà explorées dans ses précédents films,Ici, rien et 26.

De Morsang sur Orge à Milan, de Cuba à Namur, de Tokyo au Mac/Val, de la Hague à l’Île de la Réunion, de la Fondation Cartier et du Silencio, en passant par l’Opéra de Lille, jusqu’à Manhattan, les Blanche Neige de Catherine Bay multiplient leurs apparitions à travers le monde.

Les deux majuscules s’entrechoquent et se fondent dans un soupir ou dans une exclamation interloquée : OH ! Derrière ces initiales se tiennent Kazuo Ohno et Tatsumi Hijikata, figures de proue de la danse butoh.

Création évènement de cette première édition d’Oh ! Festival, Tschägg, signée par Lucie Eidenbenz, Luce Goutelle et Cosima Grand se situe sur les territoires mouvants où la tradition irrigue le monde contemporain. Engouement, peurs intimes et fantasmes collectifs s’ entretissent de manière organique sur le plateau.