

Prolongé d’un rien, Journal de bord d’un quartier créatif (1) s’efforce de ressaisir, à travers notes, souvenirs et images, ce qui s’est joué entre juin 2011 et octobre 2013 à la cité de l’Abeille à la Ciotat, peu de temps avant une démolition programmée. L’effort, porté par Martine Derain, selon une logique inclusive de volontés plurielles,…

Il n’y a d’épreuves qu’irréversibles. Quelque chose qui vient d’elles fait de nous ce que nous sommes. Une fracture, fut-elle irréparable, a ceci d’inouï qu’elle peut ouvrir notre existence à ce qu’elle n’accueillerait pas d’elle même et charger notre voix de porter des événements dont elle ne connaît ni les sources pro- fondes ni la…

Michel « habite » le milieu psychiatrique depuis toujours. Il y est entré pour un motif laissé inexpliqué, mais dont l’injustice profonde se laisse deviner, par cette scène inaugurale du film tournée dans le milieu des années 80 par le même réalisateur, Blaise Othnin-Girard, auquel il confie ses aspirations..

Court film de 8 minutes, tourné en 16mm, Traversées s’efforce à sa manière de renouer avec les films burlesques d’antan. Le motif est des plus simples : un après midi passé à la patinoire.

Dans le foisonnement de cette 26e édition des Etats Généraux du film documentaire, la section Histoire de doc, consacrée cette année à l’Italie, s’impose comme un rendez-vous à ne pas manquer au fil du festival.

Le dernier film de Sergei Loznitsa n’a pas de titre. Il porte un nom, celui d’un lieu, qui est aussi celui d’une révolution : « Maïdan ». Une révolution a-t-elle jamais (un) lieu ? Quelle est la relation du lieu au nom, et du nom à l’événement ?

Cela ne s’est jamais passé d’Alessia Chiesa, Les ficelles de Frédéric Bayer Azem et Greek Salad de Jean-Claude Taki prennent la fiction comme un régime d’expression qui n’est pas donné initialement, mais dont il faut comme réinventer les modalités pour l’atteindre.

Arpenter, toucher, entendre, ouvrir parfois les yeux et saisir des éléments disparates du monde environnant, réaliser des instantanées qui se refusent aux émulsions argentiques ou aux trames digitales, qui prennent comme seul support la mémoire sensorielle, s’évanouissent avant même qu’il n’ait été possible de les saisir pleinement, se recomposent lentement derrière les paupières et nous…

Le petit d’Arthur Harari, Me Damne d’Astrid Adverbe et La route des hêtres d’Antoine Parouty, sont des films qui montrent que le cinéma, et sans doute est-ce un trait qu’il a en commun avec toute pratique artistique, est dans son lieu quand il répond à une nécessité.

Comment filmer le monde et l’offrir à notre regard qui s’éveille et se développe à son contact ? Tout est trop grand et trop présent autour de nous pour pouvoir se résoudre intégralement dans un acte de représentation.