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Le Parc de Damien Manivel
En découvrant les premiers courts-métrages de Damien Manivel, dont le second long sorti récemment en salle Le Parc prolonge les beautés tout en ouvrant de nouvelles pistes, l’on pouvait craindre et à raison que le geste de cinéma du jeune auteur déjà bien identifié et plébiscité par la critique n’emprunte de mauvaises voies.
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Le cinéaste au travail : Autoportraits de Muriel Tinel-Temple
Cet ouvrage interroge la spécificité filmique de l’autoportrait, en abordant notamment des films de cinéastes renommés tels que Berlin 10/90 (1990) de Robert Kramer, JLG-JLG, autoportrait de décembre (1994) de Jean-Luc Godard, Journal intime (1994)de Nanni Moretti ou Chantal Akerman par Chantal Akerman (1996), mais aussi des œuvres moins illustres appartenant au champ du cinéma expérimental (Unglee,…
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Five Year Diary de Anne Charlotte Robertson
Entre 1981 et 1997 Anne Charlotte Robertson réalise son Five Year Diary, composé de trente-huit bobines de super 8 qui dans leur intégralité composent une fresque du quotidien de plus d’une trentaine d’heures, couvrant non pas cinq mais quinze années de sa vie. La grande originalité de ce travail nous semble être le traitement du…
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L’insistance des luttes de Dork Zabunyan
L’ouvrage de Dork Zabunyan, qui rassemble plusieurs articles et entretiens qu’il a pu proposer pour les Cahiers du cinéma ou Trafic, interroge la place et le mode opératoire de ces images amateurs réalisées dans le contexte de conflits sociaux, souvent afin d’infléchir leur déroulement et de le transformer en s’inscrivant dans un mouvement réticulaire qui les dépasse et…
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Gestes déplacés
Si le corps chorégraphique invente son propre espace à travers le geste, il se peut aussi que le geste déplace l’espace dans lequel il se déploie et élargisse par ailleurs son champ en intégrant une gestuelle qui peut relever du quotidien.
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Rituel de la caméra
La plupart des films projetés lors de cette rencontre ont été tournés en super 8, un support qui engage une forme d’attente et de temporalité spécifiques, entre le temps du tournage et le moment où ce qui s’est imprimé sur la pellicule sera révélé. Cette dimension, dont nous sommes de moins en moins familiers, induit…
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Meurtrière de Philippe Grandrieux
Les corps d’Unrest sont intranquilles et morcelés : sculptés dans l’expérience au moyen de résidences, saisis comme des captations sous forme de performances filmées, rendus muséaux par le dispositif de l’installation et, enfin, pour le dernier mouvement, tendus vers la fiction au moyen de la voix humaine.
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Zone d’indécision
Les films de Louis Sé s’inscrivent tous dans une volonté d’explorer d’une manière inédite l’outil cinématographique. Nourrir l’animal, Ensuite, ils ont vieilli ou encore La chambrée occupent tous, selon des accents qui leurs sont propres, les zones d’indécision entre les territoires du documentaire et de la fiction, et invitent depuis cet espace à interroger notre présence aux autres et au…
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Gil de Eva Giolo
« Vous aurez beau rapprocher à l’infini deux instants ou deux positions, le mouvement se fera toujours dans l’intervalle entre les deux, donc derrière votre dos » (Gilles Deleuze, Cinéma 1. L’image-mouvement).
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Cinéma contre nature. Jacques Perconte
La pratique de Jacques Perconte est ouverte à la forme du paysage, et développe une dramatique qui se joue toujours dans des tensions chromatiques. La question qui inquiète Jacques Perconte est la suivante : comment dépasser cette dimension technique, somme toute assez banale, pour ressaisir la machine dans un travail personnel et singulier, où vient…
