-

Pierre Benjamin Nantel et Marylise Navarro / Danses invisibles
Le ciel est gris et bas ce jour de décembre. Des goutes d’eau commencent à tomber, éparses, avant que la pluie n’arrive, glaciale. Le corps raidi contre les bourrasques de vent, serré dans un manteau d’hiver, ce n’est pas vraiment un temps idéal pour aller à la découverte d’un quartier, encore moins de ses danses…
-

Euripides Laskaridis / Titans
Une barre de néon s’allume brusquement : ligne de rupture et source de polarisation de l’obscurité qui règne sur le plateau. Sa lumière blafarde s’accompagne d’un appel tout en échos et résonances qui semble remonter par cette faille des tréfonds de la mémoire atavique. Une étonnante diva rose, lascive et aguicheuse, est à l’origine de…
-

Jocelyn Cottencin / Echauffement général
A l’heure où le réchauffement climatique est devenu une certitude inquiétante et où le contexte social est profondément mouvementé, l’intitulée du projet curatorial accueilli par La chambre d’échos interpelle à plus d’un titre.
-

Christian Rizzo / une maison
Une écriture finement ciselée, à la puissance impérieuse du théorème, qui néanmoins respire, laisse suinter la vie, le désir, la fragilité aussi, rend pleine l’absence, aménage des entrelacs et approche la manière que seule la vie a de reconfigurer sans cesse les choses.
-

Des images possibles
L’œil sauvage est le premier film réalisé par Johanna Vaude au sortir de sa formation en arts plastiques. Sa conception s’inscrit dans une économie de moyens radicale. L’idée était de faire un film à partir d’une seule et unique pellicule super 8, ce qui a d’emblée conduit Johanna Vaude en direction de l’hybridation des supports.
-

Mathilde Monnier / Rencontre autour de Nos images et Publique
L’image fait rarement partie de mes sources. Un peu la photographie, très peu le cinéma. Ma culture est beaucoup plus littéraire et musicale. C’est là que je puise mon inspiration.
-

L’archive en archipel – Quatre films du Grec
Structurée autour de quatre films produits par le Grec, structure de production associative fondée par Jean Rouch qui fête cette année ses 50 ans et dont la mission est d’accompagner des réalisateurs en devenir dans la production de leur premier film, cette rencontre a été l’occasion de mesurer à nouveau la plasticité des gestes liés…
-

Gisèle Vienne / This is how you will disappear
La forêt de Gisèle Vienne est tout d’abord un énorme amas opaque à la profondeur insondable. Son pouvoir de fascination résiste au dispositif frontal, une étonnante architecture de la lumière perd le regard dans le sous-bois, le porte sur des sentiers mystérieux vers des clairières illusoires, capables de s’obscurcir à tout moment.
-

Aube immédiate, vents tièdes / Victorine Grataloup et Diane Turquety curatrices
Les espaces de Mécènes du Sud, rue des Balances à Montpellier, débordent ce soir de vernissage. Le fond de l’air est électrique. Le brouhaha des voix surexcitées ne fait que rendre plus insidieuse la pulsation basse qui sous-tend les drones sombres, lancinants de Wolf Eyes. Évoluant avec désinvolture dans un cadre qui reprend les codes…
-

Drugs kept me alive / Jan Fabre
Le cocktail s’annonçait explosif : Jan Fabre, crédité pour le texte, la scénographie et la mise en scène et Antony Rizzi, pour l’interprétation d’une partition écrite sur mesure. Un même goût pour l’excès et la transdisciplinarité les rapproche. Le titre promettait une belle montée, qui ne s’est pas produite. Retour sur une expérience riche et…
